Publié dans Editorial

Sérieux retards !

Publié le jeudi, 07 novembre 2024


Le tableau s’assombrit davantage. L’image réelle montrant en grandeur nature tous les aspects de la vie quotidienne du peuple se corse de jour en jour. Nourriture insuffisante, pas d’eau, pas d’électricité, l’air pollué, circulation bouchée, prix hors de portée, eaux de pluie en retard, etc. La misère s’intensifie ! On veut bien être positif en chassant d’un seul revers l’esprit négativiste mais les faits sont là et ils sont entêtés, incorrigibles.
Selon le récent rapport annuel de la Banque mondiale (BM) sur la pauvreté et la prospérité, 44 % de la population mondiale vit avec moins de 6,85 dollars par jour, cela considéré comme le seuil de pauvreté dans les pays émergents. Pire encore, 700 millions de personnes, soit 8,5 % de la population de la planète, vivent avec moins de 2,15 dollars par jour, l’équivalent du seuil d’extrême pauvreté. La Banque mondiale déplore qu’il aille y avoir encore une baisse d’ici à 2030. Le directeur général de la BM, Axel van Trotsenburg  de préciser « après plusieurs décennies de progrès, le monde fait face à de sérieux retards en matière de lutte contre la pauvreté ». Evidemment, selon toujours ce haut dirigeant de la Banque mondiale, « la convergence entre ralentissement économique, dette élevée, conflits, chocs climatiques et la pandémie de  Covid-19 » se trouvent en grande partie à l’origine de la décadence. Salon une précision du rapport, la pandémie de Covid- 19, en particulier, a porté un coup sérieux à la hausse du taux de la pauvreté dans le monde. Et même, les pays dits développés n’ont pas réussi à retrouver jusque - là leur rythme de croissance.
Les pays d’Amérique latine et d’Afrique sub-saharienne dont Madagasikara ont surtout encaissé le mauvais coup. Drame, les inégalités entre Nations riches et celles pauvres se creusent davantage. Selon les experts, il faudra au moins un siècle pour rattraper sinon combler la différence. Et encore, si les efforts actés pour rattraper les retards veuillent bien porter les fruits escomptés. En tout cas, selon le rapport de la BM, il faudra un siècle de travail acharné pour faire disparaitre la pauvreté dans la moitié du monde.
Quel sombre tableau ! Madagasikara fait partie intégrante de ces malheureux pays victimes des retards de la lutte contre la pauvreté. Les Malagasy subissent de plein fouet les conséquences de la convergence entre ralentissement économique, chocs climatiques et la pandémie de Covid- 19, entre autres. Au final, la pauvreté transposée en extrême pauvreté, en situation de misère chronique, suffoque la grande majorité de la population malagasy. Une réalité choquante, honteuse, mais qu’on ne se cache pas la figure. Une situation qui doit logiquement et légitimement interpeller les dirigeants du pays ainsi que chaque citoyen responsable. La Banque mondiale tire la sonnette d’alarme, il appartient à tous les responsables publics et privés d’assumer leurs responsabilités. Selon cette institution de Bretton Woods, le mal continue de sévir.
Les retards de la lutte contre la pauvreté trouvent aussi leur origine au sein même de ces pays victimes. La mauvaise gouvernance, en dépit des alertes à tous les niveaux continue, comme si de rien n’était, son bonhomme de chemin. Les délinquances financières, la corruption et l’impunité, le gaspillage de la caisse publique, les trains de vie excessifs de certains hauts dirigeants doivent cesser.
Ndrianaivo

Fil infos

  • Kenya - Le Président Andry Rajoelina à la tête des supporters des Barea
  • « Divas Hit the Road » - Une émission qui célèbre la coopération sino-malagasy
  • Diplomatie et économie - La vice-présidente de la Colombie en visite de travail dans le pays
  • Retour des reliques sakalava - Une cérémonie d’hommage national à Antananarivo
  • Feuille de route 2011 - Ravalomanana, amnésique et de mauvaise foi
  • Accident de parachutisme - Trois officiers des Forces armées tués
  • Elections sénatoriales - La CENI propose le 11 décembre 
  • Droit d’entrée aux aires protégées - Près d’un milliard d’ariary octroyé aux communautés riveraines
  • Investissements miniers - L’opacité des réformes dénoncée par la société civile
  • Affaire des Boeing 777 - Les deux cerveaux présumés séparés de prison   

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Présents ou non !
    Sont-ils là ou non ? La présence ou non des agents du Federal Bureaucrate of Investigation (FBI), Police Fédérale américaine, fait jaser. Le sont-ils physiquement sur le territoire ? Les autorités le confirment. Tandis qu’une frange de l’opinion relayée par certaine presse locale doute ! Jusqu’à remettre en cause publiquement la véracité de l’information officielle. Des suites de l’éclatement de la sulfureuse « Affaire des cinq Boeing 777 » dont la dimension et les impacts dépassent de très loin les limites territoriales de la République Malagasy, l’Etat malagasy sollicite la coopération des Services internationaux plus compétents en la matière dont entre autres le FBI et l’Interpol. Une presse étrangère faisait état d’atterrissages en Iran de cinq Boeing 777 immatriculés à Madagasikara. La curieuse information avait fait l’effet d’une bombe à Antananarivo. Illico, le ministre des Transports et de la Météorologie, à l’époque des faits, Valéry Ramonjavelo, directement concerné et entouré…

A bout portant

AutoDiff